Une idée, une sensation ancrée depuis un moment, quelque temps, depuis quand exactement ? Difficile de s’en souvenir… Mais une évidence : savoir que la vie que nous menons n’est pas, ou plus, celle dont nous rêvons.
Le jour où j’ai repris ma liberté
En pilote automatique, je menais une vie par défaut, une routine qui aurait convenu à beaucoup. Quelque chose dont je ne pouvais pas me plaindre, car j’avais tout. Tout sauf une chose, une chose dont je rêvais, quelque chose que depuis toujours je convoitais, et qui m’appelais de plus en plus fort, quelque chose qu’on appelle la liberté.
Libre, je l’étais, en partie, libre comme peut l’entendre la majorité d’entre nous. Libre les week-ends et jours fériés, les jours de congés et en dehors des heures que l’on dédie à son employeur. Mais quelque chose clochait. 40h de ma semaine dédiée à une cause, un travail, un projet qui en rien ne me motivait. 40h de ma vie perdue, gâchée, gaspillée à faire quelque chose ne me rendant ni fière, ni utile, ni meilleure. Et puis un lieu qui ne me convenait plus, et une vie en ce lieu que j’avais aimée mais qui, je le sentais, était désormais terminée.
La sensation de malaise, le désalignement et des signes grandissant, se multipliant, indiquaient qu’il fallait absolument que les choses changent pour moi. Que je change ce qui ne me convenait plus. Mais au milieu du bruit : de la ville, de la société, des réseaux, dans un drôle de chaos, difficile d’y voir clair. Car changer oui, mais pour quoi ?
Nous savons tous, au fond, ce que nous rêvons de faire, ce qui nous anime. Mais pour réaliser le changement qui nous attend, il faut pouvoir l’entendre, cette petite voix qui nous anime, il faut sentir ce qui nous fait vibrer, quels sont les rêves qu’on souhaite réaliser. Il faut ressentir notre essence, retrouver notre pour quoi. Quelque chose qui avait disparu en moi.
Alors j’ai tout coupé. Tout le bruit, les stimulations, les notifications. Mais aussi tout ce qui me remplissait tout en me vidant, tout ce qui me détournait de ce que je devais écouter au fond de moi. J’ai arrêté de consommer les produits de la société, je me suis isolée, j’ai fait le vide en moi et autour de moi. J’ai écris, marché et n’ai rien fait.
Et dans le vide et le silence, quelques jours après, tout s’est éclairé. Je me suis retrouvée, recentrée, et ce qu’autrefois je savais, ce que depuis toujours je voulais, est remonté. J’avais de nouveau un plan, une voie. Il était alors temps de quitter l’inertie qui me retenait, de reprendre mon chemin, mon aventure et mon destin en main.
Et c’est ce que j’ai fait. J’ai quitté un emploi en CDI bien payé, un logement bien placé à faible loyer, une ville où j’avais vécu ces 5 dernières années, le continent que j’avais déjà tant visité, tous mes repères, mes amitiés et proches. J’ai tout quitté pour ce qui m’appelait, pour ce qui me faisait vibrer depuis toujours : mon rêve de liberté.
Qu’est ce qu’être libre ?
Être libre, ce n’est pas errer éternellement sans buts et sans contraintes. Loin du syndrome de Peter Pan, de la peur de l’engagement ou du rejet de toute forme d’autorité, la liberté est le pilier, le fondement de la construction d’une vie honorable, qui a du sens.
La liberté, c’est être libre de choisir ses contraintes, de choisir dans quoi s’engager ou ne pas s’impliquer. C’est choisir ses causes, ses combats. C’est ne laisser personne nous garder prisonnier ou nous dicter comment nous devrions vivre. C’est briser tous les schémas, les attentes extérieures et les préjugés, pour vivre tel que l’on a toujours désiré.
La liberté c'est être libre de choisir ses contraintes.
Être libre, c’est prendre son destin en main. Choisir le travail, le projet, la mission dans laquelle on souhaite s’engager, s’investir, travailler, donner le meilleur de soi et s’épanouir. Choisir qui l’on fait entrer dans nos vies, avec qui construire quelque chose, et de qui se séparer. Être libre, c’est avoir le temps pour tout ça. Avoir le temps de s’investir, maintenir et entretenir, ce qui est important pour nous.
Être libre, c’est avoir le choix, avoir le droit, se donner le droit d’être heureux. Car en étant heureux tout va au mieux, on est sain, on fait le bien. De quoi donner le meilleur de soi-même, attirer à soi le meilleur, obtenir le meilleur, fonder le meilleur, être le meilleur pour soi et les autres, et transmettre cela autour de soi. « Financièrement, professionnellement, personnellement et dans tous les domaines de la vie, vous serez heureux si vous vous sentez libre » . Précieuse, la richesse de la liberté est inestimable, elle permet de vivre pleinement, de créer, d’aimer et d’être soi-même sans entraves.
Accordez-vous ces moments de liberté, où vous êtes libres et sans contraintes pour rêver, imaginer, créer, romantiser tout ce qui vous entoure. Vous serez étonné de vos pensées, de vos envies apparaissant et disparaissant. Votre profonde expression de vous-même se dévoilera et s’exprimera. Écrivez, dessinez, composez, dansez, chantez, cuisinez : laissez votre art se révéler à travers la liberté.
La liberté permet de vivre pleinement, de vivre « to the full ». Rien ne retient l’Homme libre, et jamais il ne sera esclave d’un lieu, d’un travail ou d’un autre être. L’Homme libre possède la compétence de résilience, la capacité de se renouveler, de se réinventer. Il accepte l’inconnu, l’incertitude, et vis aligné avec les lois de la vie. Il voit la vie sous son plus beau jour, un jour à la fois, pleinement, que ce soit doucement, dynamiquement, ou comme il le souhaite. Et il se sent vivant, il vit intensément et avec joie chaque instant, du matin au soir, avec gratitude pour ce qu’il a.
La liberté éloigne de la peur. En ayant conscience du fait que nous avons le choix, nous sommes plus à même de nous engager. Car c’est dans la peur d’être prisonnier qu’on peine à s’engager. En acceptant que rien n’est contrôlable, nous sommes libres d’être nous-même, de dire tout ce que nous avons à dire, quand nous avons à le dire et à qui nous devons le dire. Le reste ne nous appartient pas. La seule chose que nous pouvons contrôler, c’est nous. Et en ayant confiance en nous, avec joie, positivité, énergie bienveillante et lumineuse, aligné avec nous-même, en paix, nous ne pouvons que savoir que tout ira toujours au mieux.
Enfin, être libre ne signifie pas que vous avez à être partout. La liberté c’est justement être quelque part. Un quelque part que vous êtes libre de choisir et où vous choisissez d’être, d’être pleinement avec toute votre âme, votre corps, votre cœur, un quelque part que vous aimez, un quelque part où vous vous sentez chez vous.


