Nomades. Voyageurs des sables, des monts et des mers. Certains d’entre nous ont ça dans l’âme, ont ça dans le sang. L’appel du déménagement, celui du mouvement, des départs improvisés, des recommencements incessants et des découvertes infinies.
Né nomade aujourd’hui sédentaire. Et si le nomadisme était le propre de l’homme ? Et si nous l’avions tous en nous ?
Nés nomade
Et toi d’où tu viens ? Plus le temps passe, plus cette question résonne comme une colle. La réponse je l’ignore. Peut être que je viens d’ici ou de la, mais au fond je ne sais pas. Ce que je sais c’est que la sédentarité est un piège, piège de notre société.
Des milliers d’années auparavant les hommes vivaient en petits groupes nomades de chasseurs et cueilleurs. Une existence fluide, axée sur l’adaptation, les déplacements continus à la recherche constante de nouvelles ressources. L’homme était mobile, s’adaptant à tout environnement, dépendant de rien, partout chez lui, libre. Puis il a adopté la sédentarité. Elle lui a offert stabilité, une solution directe à un besoin de sécurité et de ressources plus constantes, permanentes.
Mais aujourd’hui, dans un monde différent de celui d’avant, est-ce que s’enraciner fait battre nos cœurs et nous anime ? En tant qu’être humain est-ce dont nous avons réellement besoin ?
Le piège de l’inertie, reprendre le contrôle de sa vie
Avez-vous déjà remarqué comme le temps défile quand on est arrêté ? Il vole, on ne le voit pas passer : d’abord une semaine, un mois, puis des années. Le danger de la sédentarité, c’est qu’elle nous éteint, nous vieillit, nous rend aigris. S’arrêter, c’est mourir à petit feu. Le corps perd en dynamisme et en vitalité, tout s’arrête, car tout est lié : corps, esprit et santé.
Mais au contraire, le mouvement, l’inconnu, les stimulations, les rencontres, la nouveauté, tout ça, dans une journée, donnera l’impression d’avoir vécu mille vies. Sortir de la zone de confort, c’est casser le cercle de la routine, le prévisible, et reprendre possession du temps, celui qui nous est donné.
Le concept du temps est relatif. Il n’est qu’une manière de quantifier, de marquer des repères. Dire que la vie passe vite est illusoire. C’est ce qui est décidé d’en faire qui la rendra longue ou courte, riche ou fade, remplie ou vide. C’est parce qu’elle n’est pas vécue pleinement qu’elle défile, mais si vous courez après le temps elle vous échappera. L’équilibre est fin, et la clé réside dans le présent : lui seul compte. Rendez-le vrai, puissant, tel que vous le rêveriez.
Nomade ou sédentaire ? Et si il y avait un autre modèle
Et s’il y avait un autre modèle, que serions-nous si on avait le choix ?
Mais ce choix, peut-être qu’on l’a déjà.
Les temps ont changés, déjà aujourd’hui il est force de constater que l’humain n’a jamais autant bougé. La démocratisation des transports lui a redonné sa liberté, l’a amplifiée, il n’a jamais été aussi facile de voyager.
Ces dernières années encore, le modèle a évolué, voyager n’est plus synonyme de vacances, c’est un retour à soi, une aventure. L’homme bouge à nouveau. Pas besoin d’aller loin, le mouvement commence autour de chez soi. L’aventure est partout pour celui qui part à sa rencontre. Un pas, une promenade, une course, l’homme qui se met en mouvement se retrouve lui-même dans la nature.
Dans une société qui a voulu l’enfermer, l’homme n’a jamais autant désiré être dehors. Aujourd’hui il part à l’aventure pour reconnecter avec sa nature.
Et dans cette nouvelle quête du mouvement, il y a cette communauté. Elle a émergé, naturellement, instinctivement, comme une évidence. C’est la communauté de ceux qui quittent tout pour se retrouver, en rien attachés, à tout connectés. Ce sont les nomades modernes, digitaux, inspirés, ceux qu’on appelle “the modern wanderers”.
“The modern wanderers.They don’t fear the city, they bring nature into society. They’re complex. You may say contradictory. It’s just another path. Another way.”
Des mots, pour une ode
On vous donne une vie et la Terre
Un monde de possibilités à explorer
Mais on voudrait vous garder
Vous enfermer
Dans un même endroit
Même maison, bureau et amis
Vous sédentariser quand il y a tout un monde à explorer,
À rencontrer, à aimer
Quand il y a une vie de nomade, à choisir, à chérir
Une vie d’amour et de liberté.
Libre, on ne subit plus, on choisit
Libre de partir ou rester
L’appartenance est plus forte
Quand on n’est plus attaché
Nomade
Tout est plus intense qu’en sédentarité
Plus vivant et plus vrai
C’est ça, être plus humain que jamais.


